La NDMO

1- Qu’est-ce que La NDMO ?

Cela s’intitule la Neurothérapie et Désensibilisation par les Mouvements Oculaires qui est une thérapie issue et similaire à la thérapie EMDR

C’est une thérapie qui a été développée par Francine SHAPIRO dans les années 1980. Elle repose sur le mouvement de l’œil, par le biais d’un balayage rapide de droite à gauche pendant que la personne se reconnecte à l’événement traumatisant par la pensée.

C’est une psychothérapie intégrative qui a déjà prouvée son efficacité.

Elle est aujourd’hui recommandée par des instances telles que la Haute Autorité de Santé, l’Organisation Mondial de la Santé ou encore l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, dans le cadre de la prise en charge d’un stress post-traumatique. Son efficacité a été scientifiquement prouvée depuis 1989 par de nombreuses études contrôlées.

En définitive, les mouvements des yeux apaisent le système limbique permettant au cortex préfrontal de notre cerveau de réguler la charge émotionnelle.

Pour cela, le sujet doit replonger intensément dans ses émotions stressantes pendant que le thérapeute interrompt périodiquement l’expérience pour provoquer une stimulation sensorielle, comme déplacer rapidement ses doigts devant le visage de la personne.

Il faut cependant faire bien attention lors du choix de son thérapeute, pour éviter toutes dérives. Le spécialiste doit avoir effectué une formation « dispensée par un formateur EMDR Europe accrédité par l’Association EMDR Europe dont la représentante en France est l’association EMDR France ».

2- Dans quel cas l’utiliser ?

Elle est principalement utilisée pour le traitement des traumatismes psychologiques, mais peut également être bénéfique dans des troubles tels que l’anxiété, la dépression ou les phobies.

La thérapie NDMO est envisageable à tout âge et peut s’adapter aux enfants, aux adolescents, aux adultes et aux personnes âgées (sauf contre-indication) souffrant de troubles émotionnels.

Les traumatismes peuvent être divers : violences physiques et psychologiques, abus sexuels, décès, séparations, difficultés professionnelles, anxiété… Cette méthode a pour objectif d’évacuer les pensées négatives liées à un événement choquant, mais également à des problématiques plus larges, comme un travail sur l’estime de soi, des difficultés d’engagement, une volonté d’affirmation, un problème d’insécurité…

Le thérapeute cherche au cours du traitement à identifier les ressources internes du consultant (capacités, croyances positives, soutien social, etc.) pour faire face aux souvenirs traumatiques en mobilisant ses propres ressources. Cela permet de modifier des croyances négatives associés aux souvenirs traumatiques en les remplaçant par des pensées plus adaptatives et positives. Le recodage induit par les mouvements oculaires permet de diminuer la charge émotionnelle associée au souvenir.

Cette technique n’a pas besoin d’un « lâcher-prise » pour agir, mais d’autres techniques énergétiques peuvent être complémentaires pour lui offrir une écoute favorable à une mise en confiance, puis ressourcer le consultant en fin de séance.

3- Le déroulement d’une séance

Il s’agit d’une thérapie en 8 phases, dont la durée et le déroulé va varier d’un patient à l’autre. Cette thérapie a des effets simultanés sur le corps, le mental et les émotions et ne se réduit pas à la procédure des stimulations bilatérales alternées (notamment les fameux « Mouvements oculaires »). La personne raconte son histoire, parle de sa problématique et cette séance permet d’installer une « alliance thérapeutique », de définir la demande du consultant et d’établir le plan de traitement. Pour cela, on réalise l’élaboration d’une anamnèse.

Le thérapeute va ensuite demander au consultant de penser au souvenir traumatique et d’évaluer sur une échelle son impact émotionnel. Cette évaluation servira de repère pour évaluer l’efficacité de la thérapie au fur et à mesure des séances.

Après cela, le thérapeute demande à la personne de se représenter l’événement à la source du problème et de maintenir sa concentration. La représentation peut être visuelle, émotionnelle, cognitive ou physique.

À certains moments, pendant le processus, le thérapeute peut soumettre la personne à un stimulus sensoriel touchant les deux côtés du corps. Il peut s’agir de mouvements devant les yeux (mouvements oculaires durant plusieurs secondes ou quelques minutes de gauche à droite à l’aide d’un bâtonnet, de son doigt ou d’un simple stylo), de sons de chaque côté de la tête ou de tapotements sur les genoux. Puis le processus reprend, et ainsi de suite plusieurs fois. Ceux-ci sont utilisés pour faciliter le traitement des souvenirs traumatisants.

Une séance de NDMO est généralement composée de plusieurs « sets » qui sont les stimulations. Entre chaque stimulation, il peut y avoir un dialogue entre le thérapeute et le consultant sur ses perceptions, ses émotions et les sensations et images liées à cet événement, mais pas nécessairement. Cependant, il est vivement recommandé de ne pas parler durant les mouvements oculaires.

Ce processus vise à désensibiliser le consultant aux souvenirs traumatiques en réduisant son intensité émotionnelle et à faciliter l’intégration adaptative de l’information. Dès lors, les souvenirs traumatiques deviennent des souvenirs du passé, intégrés dans la mémoire de manière moins perturbantes.

4- La durée du traitement

Il n’y a pas de contre-indications en NDMO, mais des précautions à prendre ou des aménagements à mettre en place en fonction des spécificités du consultant.

La première séance dure environ 1h30 pour expliquer au consultant la NDMO et ce qu’elle engendre.

Les autres séances durent entre 40 et 60 minutes et ont un format variable.

Le nombre et la fréquence des séances prescrites varient selon le consultant, sa progression et la nature de ses troubles. Elles sont établies au cas par cas. 

Après chaque fin de séance, le « re-traitement » de l’information émotionnelle liée aux souvenirs évoqués peut continuer de se faire par lui-même. Des rêves, d’autres souvenirs, d’autres émotions inhabituelles peuvent se manifester. C’est généralement un signe qu’un travail en profondeur est en train de s’opérer. C’est normal !

 La complémentarité avec des méthodes énergétiques prend ici tout son intérêt pour aider à apaiser le consultant.

NB : Ce soin est complémentaire à tout traitement médical mais ne se substitue pas à celui-ci.

5- Le Tarif :

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